Ce matin, je me suis réveillée plus tôt que d’habitude, après une nuit agitée.
Mon mental tournait autour de mille petites choses — un virement pas instantané, un délai qui se resserre, un compte presque vide, l’attente d’un paiement qui me permettra de souffler.
Rien d’extraordinaire, juste la vie dans ce qu’elle a de très concret.
Et pourtant… quelque chose en moi est resté étonnamment calme.
En préparant l’en-cas de mon mari, j’ai eu l’élan d’y glisser un petit mot :
« Merci pour cette année à tes côtés. »
Un geste simple, presque instinctif.
Puis, pendant ma méditation, tout s’est ouvert.
Une gratitude profonde a émergé, d’abord dans ma poitrine, puis dans ma gorge, jusqu’à réchauffer mon visage.
Et enfin, cette douce pression au niveau du chakra coronal, comme si je me connectais à plus grand que moi.
Une sensation subtile, enveloppante, presque sacrée.
Ce moment m’a rappelé une vérité que j’oublie parfois quand les jours sont plus sombres :
je ne contrôle pas le plan.
Je ne dirige pas le chemin.
Je ne maîtrise que la manière dont j’accueille ce qui m’est donné de vivre.
Ce que je considère comme « bon » ou « moins bon » est, en réalité, au service de ma vie.
Chaque expérience me façonne, me guide, m’invite à lâcher un peu plus le contrôle… même quand ce n’est pas confortable.
Alors ce matin, j’ai choisi de dire merci.
Merci pour ce qui est fluide.
Merci pour ce qui résiste.
Merci pour ce qui m’apprend.
Merci pour ce qui m’échappe.
La gratitude n’est pas toujours facile à ressentir.
Parfois elle reste intellectuelle, lointaine, presque théorique.
Et puis il y a ces matins où elle surgit sans prévenir, sans raison, juste parce que le cœur s’ouvre.
Ce sont ces moments-là que j’ai envie de garder en mémoire.
Pour les jours où ce sera plus difficile.
Pour me rappeler que, même au milieu des incertitudes, quelque chose en moi sait encore dire merci.
En ce dernier jour de l’année, c’est mon intention :
Remercier, accueillir, et marcher avec confiance vers ce qui vient.



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