Ce matin, au marché, j’étais chez mon maraîcher habituel.
Trois bacs de fruits et légumes m’attendaient — deux déjà posés près de la caisse, et un troisième que j’amenais.
Derrière moi, deux dames discutaient.
Quand la cliente avant moi termina, je me suis avancée pour rassembler mes trois bacs… mais l’une des dames, pensant sans doute que je voulais lui passer devant, s’est ruée, m’a coupé la parole, et m’a lancé sèchement :
Non, vous ne mettez pas votre troisième bac, je n’ai pas de place !
À cet instant, mon corps a été parcouru d’une décharge électrique.
Une sensation qui part du bas du ventre et remonte d’un coup, très désagréable.
Je la connais : elle apparaît chaque fois que quelqu’un impose, prend le dessus, sans égard pour l’autre.
Pourquoi ce genre de situation déclenche-t-il une telle réaction physique ?
Et surtout, comment se préserver sans bloquer ce que le corps exprime ?
Ce qui se passe dans le corps
Cette décharge n’est pas un bug — c’est une réaction normale du système nerveux autonome.
Quand il perçoit une intrusion ou une domination injuste, il active une réponse de survie :
- Fight (attaque)
- Flight (fuite)
- Freeze (immobilisation)
Ici, l’énergie monte pour agir, mais le contexte social ne permet pas de la libérer pleinement (on ne crie pas sur le marché pour défendre sa place).
Résultat : cette “électricité” reste en suspens dans le corps.
Le message caché de cette réaction
Le corps signale :
- “Quelqu’un dépasse tes limites.”
- “Tu dois te protéger.”
Il ne faut pas voir cette sensation comme un problème, mais comme un signal d’alarme précieux.
C’est une preuve que votre corps est à l’écoute… et qu’il vous défend.
Comment réagir sur le moment
Même en public, il est possible de guider cette énergie au lieu de la bloquer :
- Respirer plus longuement à l’expiration pour envoyer un signal de sécurité au cerveau.
- Sentir ses pieds au sol pour éviter que la décharge “monte” trop haut.
- Élargir le regard autour de soi pour sortir du mode “tunnel” du stress.
Mini-séquence express : Revenir dans son centre après une intrusion (2 min)
Étape 1 — Ancrage (30 sec)
Pieds écartés largeur du bassin, micro-flexion des genoux.
Sentez le poids descendre dans vos pieds, comme si la tension s’écoulait vers la terre.
Étape 2 — Souffle de décharge (30 sec)
Inspirez par le nez en gonflant légèrement le ventre.
Expirez par la bouche comme pour “pousser” la tension hors du corps. Répétez 3 fois.
Étape 3 — Libération musculaire (40 sec)
Secouez doucement les bras, les mains, puis les jambes.
Imaginez chasser des gouttes d’eau… c’est votre tension qui s’en va.
Étape 4 — Rassurance intérieure (20 sec)
Main sur le bas-ventre, l’autre sur le cœur.
Dites-vous : “Je suis en sécurité maintenant.”
Respirez une dernière fois profondément.
Et à long terme…
Plus on habitue le corps à revenir au calme après une intrusion, moins ces décharges sont intenses.
Le breathwork, les automassages, les mouvements conscients ou encore une alimentation qui soutient la stabilité émotionnelle peuvent renforcer cette capacité.
En résumé
Votre corps ne vous trahit pas — il vous parle.
Ces décharges sont des messagères, pas des ennemies.
En apprenant à les écouter et à les guider, vous transformez une réaction brute en un retour à votre puissance tranquille.
Invitation
Si vous souhaitez aller plus loin et apprendre à réguler ces réactions pour rester alignée, même face aux intrusions ou aux paroles blessantes, découvrez Retour à soi : un accompagnement pour retrouver votre sécurité intérieure, votre énergie et votre liberté d’être vous.
Avec douceur & lumière



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