Sortir de l’emprise invisible : quand le développement personnel te fait douter de toi

Crédit photo Lisa Michel

On parle souvent d’emprise dans le couple, mais rarement dans les sphères du développement personnel ou spirituel. Et pourtant… Elle peut être bien présente, subtile, déguisée en guidance. Je partage ici un bout de mon histoire, pour que d’autres femmes puissent retrouver leur pouvoir, leur clarté, et leur souffle. Ce n’est pas une fuite : c’est une naissance.

🌿 Et si ce n’était pas toi, le problème ?

Je vais te dire quelque chose que je n’ai pas envie d’embellir.

Il y a quelques jours, j’ai entendu un mot qui a fait l’effet d’un électrochoc dans mon corps :
l’emprise.

Pas l’emprise amoureuse comme on l’entend souvent.
Mais une autre, plus insidieuse, plus socialement valorisée :
celle qu’on peut vivre dans la sphère professionnelle, spirituelle, ou de développement personnel.

Celle qui se pare de belles promesses. De grands mots. D’éveil. D’abondance.
Celle qui dit : « si tu n’y arrives pas, c’est que tu bloques quelque chose en toi ».
Celle qui te fait douter de ton intuition.
Celle qui te fait croire que tu dois encore te corriger, t’aligner, persévérer, vibrer « plus haut ».

Pendant longtemps, j’ai cru que c’était moi le problème.

J’ai pensé que si je n’obtenais pas les résultats attendus, c’était que je résistais.
Que je manquais de foi. Que je fuyais mes engagements.
Et comme je suis une femme engagée, j’ai continué… encore et encore.
À investir. À écouter. À me corriger.
À croire que si je tenais jusqu’au bout, enfin, j’y arriverais.

Mais à quel prix ?

Petit à petit, je me suis perdue dans les mots des autres.
Je ne savais plus vraiment ce que moi, je pensais. Ce que moi, je ressentais.
Et j’ai réalisé que mon besoin de reconnaissance était devenu un levier de manipulation.
Toujours bienveillant en apparence. Toujours séduisant. Mais bien réel.

Alors j’ai décidé de faire une pause.

Pas pour fuir.
Mais pour me retrouver.

Je me suis retirée des réseaux. J’ai posé les livres. J’ai arrêté les vidéos, les formations.
Je suis revenue à ce qui ne ment pas : mon souffle, mon corps, ma voix intérieure.
Et j’ai pleuré. Beaucoup.
Parce que j’ai vu le lien :
Depuis 2002, depuis que je me suis engagée à sortir de l’hyperphagie, j’ai toujours marché avec des guides. Des thérapeutes, des coachs, des leaders.
Et sans le savoir, j’ai souvent confié mon pouvoir à ces personnes.

Parce que je n’avais pas encore appris à me faire confiance.

Mais aujourd’hui, je ne veux plus me laisser convaincre que mes doutes sont des blocages,
que mes besoins sont des excuses,
ou que mes ressentis ne sont que des « perceptions à transcender ».

Je veux t’offrir ça à toi aussi :

Un espace pour te demander si tu es encore libre dans ce que tu vis.

Voici quelques signes qui, pour moi, ont révélé l’emprise :

  • Tu ressens une gêne dans ton corps quand tu dois interagir avec un accompagnant.
  • Tu n’oses pas remettre en question ce qu’on te propose, même si ça ne résonne pas.
  • Tu culpabilises de vouloir arrêter, ou de douter.
  • Tu te sens toujours « pas assez » — pas assez alignée, pas assez engagée, pas assez performante.
  • On t’explique que la réalité est une illusion, donc si tu ressens du malaise… c’est toi le problème.

Si tu te reconnais, je veux te dire ceci :

🌱 Tu n’as pas besoin d’aller jusqu’au bout pour prouver ta valeur.
🌱 Tu as le droit de dire stop même en plein milieu d’un programme.
🌱 Tu es déjà complète. Tu n’as pas besoin d’être « corrigée ».
🌱 Tu peux choisir à nouveau. Tu peux revenir à toi.

Ce que je fais aujourd’hui

Je désapprends.

Je filtre ce que je garde.
Je libère ce qui me lie.
Je recrée ce qui me nourrit.

Ce n’est pas facile tous les jours, mais c’est vrai.
Et c’est moi qui le choisis.


À toi maintenant :
💛 Et si tu te donnais la permission de t’écouter ?
💛 Et si tu mettais en pause ce qui t’étouffe, même si « tout le monde » trouve ça génial ?
💛 Et si tu reprenais ta place, doucement, puissamment ?

Je te promets que tu n’es pas seule.

Aujourd’hui suffit.
Et c’est déjà un monde.

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